Château de Chêne-Arnoult
Château de Chêne-Arnoult

 

 

Chêne-Arnoult

Entre le Ru du Cuivre et de l’Ouanne

 

«  Castenus Arnulfi » : la Petite Chênaie de l’Aigle et du Loup. Mentionnée en 1150 sous cette appellation, la Seigneurie relevait en 1154, de l’abbaye des Echarlis qui l’a conserva jusqu’au XVIème siècle. L’église Notre Dame à nef unique, voutée en berceau, contient une pierre tombale du XIIème siècle.

Parler de Chêne-Arnoult, c'est évoquer des noms qui chantent : le Gué de l'Ile Rayée avec le Bois de l'Ile et les Près de la Chauve-Soury. C'est encore Malvau, cette mauvaise vallée comme disait Philippe III de Courtguilleret.

Chênefort était alors le point d'appui d'une superbe chênaie en même temps qu'une ancienne motte surveillant les passages.

A l'époque carolingienne, un grand parc boisé allant des Grands Bois aux Bois des Boulaies et de la Bergerie constituait la "Chênaie d'Arnalf". Et le  château ? Qu'était-ce donc à l'origine ? Un parc à bêtes installé sur la motte, bien clos et palissadé avec un abris en bois surélevé tel un mirador. A l'époque de Charlemagne, c'était un bien des plus précieux car refuge des animaux en cas de péril.

A l'époque celte, Cassiniacus c'est le lieu des chênes et nos patois qui  donnent vie aux mots, vont en faire Casnetus et puis Quercus. Chez nos pépiniéristes, un chêne s'appelle toujours un "Quercus". Ce celte qui avait si bien édifié son mirador avec des palissades, s'appelait Arn-wulf et venait d'Austrasie ; c'est à dire de la Gaule Franque. Arn c'était l'aigle et Wulf, le loup.

Avec le temps, Chêne Arn Wulf devint Chêne Arnoult.

Le château est le 3ème au même emplacement, transformé à partir de 1760 pour faire place au 4ème avec 4 logements et 3 portails. Des anciennes douves restent l'étang, un jardin et 2 allées d'arbres.